Une histoire du déjà vu, un panneau qui me fait sourire. L’attente même à la radio, à en rire, à chercher des signes, à suivre le rythme du son, aux percussions, au défilé des camions « Tam-Tam », les refrains d’aujourd’hui paraissent ne pas élimer le cuir des tubes d’hier. Les souvenirs sortent du bois et de la proximité, j’en viens à frémir. Situation confortable de marcher sur ses pas, de grossir allègrement la trace mais en prenant une seule précaution, ne pas l’effacer. L’accompagner un temps, puis prendre la contre-allée, celle de ma destination qui par comble, finit dans une impasse. Mais le maître des clé m’a gracié et m’a donné le pass. Je franchis alors la réalité, troue l’à travers, émerveillé de chaque dimension épelée à ma voix. Délire de cirque, délire de mots, et l’instant où le jongleur joue avec la vie et la populace tousse… ohhhh!!!

Je trouve ainsi une ombre, un havre de calme à mon crâne fissurée, et la biche qui me dévisage me laisse croire que ces murs sentent un peu moins le béton, mais à l’effleurer, le cloisonnement n’a pas l’air pour autant si facile à percer. Toujours dans ma quête des ronces, chopper sa dose d’Argon, comme essayer de s’enlever le goût de la cendre à grand coup de gaz hilarant.

Sam Lebrave

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