Tu le sais que je ne suis pas un esprit tranquille. Que j’ajoute un nœud dans le sac à chaque épine, des coups de feutres trop gras sur une page vide lisse, à la limite de peler, et de faire un trou pour rien et tout vriller. Verser des traces de sang sur chaque empreinte indélébile, et briser la pointe jusqu’à l’os, jusqu’à la bille, de clown et de vice, un mec qui dérouille dans ses supplices. Je tisse ma toile avec mes aspérités et mes croches, mes crochets de gosse, sans gant mais avec des bosses, et exténué je m’imagine de vastes prairies alors que je gis sur le verre pilé des affreux, si près de leurs glaires et de leur pisse.

Sam Lebrave

La trace
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