C’est une orgie de sens qui se décuplent, tant j’aurai pu partir de quinze mille manières différentes avec cet article. Il aurait pu y avoir des virages différents mais c’est le luxe de l’écriture, refaire à souhait et à excès, se vider de son sang pour exister. Je vais essayer de chopper la partie la moins glissante, car c’est bien connu, ce qui nous touche le cœur nous stresse à mal faire comme on parait con à la première caresse, celle qui délivre, qui enivre et qui révèle, on la décrit comme on la vit, plutôt en faiblesse et maladresse, mais avec plaisir la partager…

Le son de ce qui tombe comme la pluie en pleine restriction d’eau, comme un bon numéro devant un ticket gagnant, et comme une évidence, elle saute pas aux yeux, mais aux oreilles. Les générations se superposent, mais elle se parlent, et chacun finalement prend à pleine dents le descriptif de l’amour, des sentiments et de ce qui gène. C’est magique comme une personne qui te décrit mieux que tu ne pourrais le faire, c’est troublant, grisant et mortel. Quand j’écoute ce son j’ai l’impression de ne pas avoir manqué le train, et que mes vérités ne me carbonisent pas, elles m’enrichissent. C’est aussi l’histoire de ces mains que j’aurai serré si fort, à ne pas les lâcher et faire des bouts de chemins, forcément tous liés. C’est aussi là où je mets un point, il n’y a pas de fins crois moi, dis-je avec les lèvres tremblantes et une chair de poule me trahissant. Ca projette la peinture d’une manière bien concrète et trouve des solutions faciles là où je n’ai pu me résoudre. La peur de faire peur, et de la vision de l’ogre démarchant l’accolade, mais ca recule, en une farce macabre pour ceux qui se regardent en face… L’atrappe rien et de la pierre dans l’escarcelle, tu n’auras pas su lui transmettre, ni ce que tu pensais d’elle, l’idée en tête et le cœur plein, il faut reprendre ce putain de train, et s’arracher.

Plus sérieusement bravo les gamins pour tout ce que vous donnez, et même si c’est osé, parfois loupé, il fallait le faire. Merci pour la découverte, pour toute votre poésie, je conseille particulièrement:

Priki (qui m’a inspiré le texte)
La proue
Hit Sale et anti Hit Sale les deux sont excellentes, elles se répondent et ont toutes les deux leurs mots à dire
Chula
PVP
Blasphème

Sam Lebrave

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