Voici venu décembre, mois où restent des cendres de l’année consumée, moment consacré au bilan. Je dépose donc ici le bilan sans cérémonie, sur l’autel de ma propre inquisition. Un peu aigrie je dresse par écrit mon autodafé au bout d’un année fada, avec ses hauts et surtout ses bas qui firent débat. Une année de tracas et de fatras toujours finis en cinglants fracas à cause de quelques moments dont il ne fallu pas faire cas.

Heureusement il y eut quelques pointes d’insouciance parmi les soucis en tous points. Juste 2 ou 3 passages à jouer à des jeux d’enfants pas sages et me voir retomber en enfance sans y trouver quelque offense. J’allais pourtant devoir déployer un important plaidoyer pour m’être tant dévoyée. Aux allégation je répondais en m’excusant avec abnégation, excluant dorénavant d’autres moments de relâchement. De la frustration j’ai tiré l’inspiration. Pour l’exprimer je m’évadai à ma barre avant d’être vidée par ces accusations galvaudées.

Galvanisée par les quelques liesses passées je retombai, lassée, dans les travers des liasses de mensonges pervers qui entravaient dûment la confiance durement gagnée. Au lieu de me tenir à carreau, je passai à l’as les promesses qui me tenaient pourtant à cœur lorsque j’ai tenté de faire tapis du passé. En voulant de nouveau voler quelques instant dévolus à des jeux dangereux, je laissai s’immiscer avec indolence la méfiance dans mon existence. Je me vis rappeler avec empressement mes méfaits, dont je dus expressément m’expliquer faute de me faire expulser. Ne voulant être délogée, je ne dérogeais pas à l’exposé. Je quémandais donc l’indulgence avec diligence, et taisais sans défiance mon arrogance.

Pour sentence la fin fatale d’une amitié peu futile, fut-il utile de s’étaler sur le sujet.  Parfois je me plais à penser qu’il n’y aura plus de plaie à panser faute du passé, et qu’à l’avenir je pourrais paresser sans être une parvenue avec le premier venu. Non… pas n’importe qui, une personne de choix sans foi ni loi qui me laisse pantoise tant elle me renvoie à moi.

Mais ne rêve pas et reste muette comme une carpe, car ces arriérés seront toujours remis sur le tapis et finiront par te laisser carpette. 

Mélodie

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