Horace a laissé sa trace en nous laissant un adage qui, à tout âge, fait rage! Parfois un écueil que de « Cueillir ce jour comme s’il était le dernier… », mais si vraiment il l’était? Affairons-nous à penser ce qu’on en ferait.

Certains baisseraient la garde et, sans plus parader, s’adonneraient à des cascades de pardons saccadés.

D’autres feraient les derniers baisers à l’être aimé: une femme aimante, un amant, une amie, un enfant… s’offrant par instinct pour ces derniers instants.

Décomposés dans une vie imparfaite au passé pas si simple, des familles réuniraient au présent papa et maman oubliant d’amères moments.

L’amour serait célébré en scellant des destins à la sauvette alors qu’il n’y a plus rien à sauver.

Diverses vérités seraient avouées sans velléité alors que certaines seraient terrées, garantissant sérénité avant de se taire pour l’éternité.

Des fêtes sauvages pour tous âges permettraient le sauvetage des âmes déridées dont le seul but serait de danser sans plus penser: tête levée pour que l’esprit puisse s’élever, bras ouverts prêts à recevoir ce qui sera offert.

De réels gourmets partageraient de bons mets lors d’un dernier dîner: un vrai repas de Gargantua à deux pas du trépas déclinant treize plats que nul ne peut décliner. Et pour se griser de rouge, en guise de verres divers bassins de bon vin où même Dionysos n’oserait s’immerger.

Le peur de partir étant aussi de la partie, certains seraient pétrifiés à l’idée de savoir les dés jetés et les heures comptées. Comme paralysés par la torpeur de l’instant, et ne pouvant s’en délester, ils tenterait de l’analyser faute de le banaliser.

Fermant leurs yeux, d’autres s’adresseraient à leurs Dieux ou déesses avec autant d’adresse que de détresse. Une bataille de taille entre demander « pourquoi? » et « ramène moi auprès de toi ».

Des options à la pelle, plus ou moins passionnantes ou passionnées, dont la rationalité fait appel à nos personnalités.

Je ne suis décidée pour aucune de ces idées même si le tic tac me rend toc toc. Le temps a ce tempo perfide, ni lent ni rapide: 60 battements intrépides à la minute qui, sans minutie susurrent : »CARPE DIEM, plus de dilemmes… Que la vie soit un ineffable festin plus qu’un effroyable destin ».

Aussi, non sans souci, jamais je n’oublie que chaque jour est le dernier… avant celui qui suit!

Mélodie

Author Melodie

Dans Un monde ou le pipeau est couramment parlé, c’est une Melodie désenchantée qui vient ici se représenter. Vous trouverez quelques épisodes choisis du livret de sa vie: de l’ivresse à l’ivraie, sans entracte mais livré non sans trac. Certaines allitérations lui vaudront bien des altercations, veuillez donc rajouter quelques altérations: des bémols aux mots parfois rebelles qui ne feront peut être pas une Melodie du bonheur mais proposeront une prosodie à toute heure!

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