Elle marche d’un pas serein vers son destin,
Cheveux au vent, le regard rêveur,
Dans son élégant manteau de fourrure blanche.

Un susurrement dans la nuit…

Elle marche d’un pas léger vers son destin,
Enveloppée du halo lunaire,
Silhouette éthérée issue du passé.

Un frémissement dans la nuit…

Elle marche d’un pas alerte vers son destin,
Ses yeux de biche soudainement voilés,
Par une inquiétude sournoisement distillée.

Un frôlement dans la nuit…

Elle marche d’un pas vif vers son destin,
Oppressée par les lueurs démoniaques de la ville,
Son pouls tambourinant dans sa poitrine.

Une caresse dans la nuit…

Elle marche sans se retourner vers son destin,
Happée par l’angoisse de la victime désignée,
Sacrifiant les lambeaux de sa démarche souveraine.

Une étreinte dans la nuit…

Elle court à perdre haleine vers son destin,
Dans une cavalcade solitaire vers l’infortune,
L’ombre l’engloutissant de son aura funeste.

Un cri dans la nuit.

 Green Fairy

Image:  Francisco de Goya, Les disparates, planche 2, Disparate de frayeur, 1819

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