C’est par défaut que ca a touché l’aile.

Comme un tir égaré sur une victime présumée, l’égérie n’aura pas suffi au rêve. Comme Icare elle s’est approchée de leurs yeux et s’est cramée, sous les caméras rabâcheuses, les clichés certains, les tableaux dépeints à grands traits et les poèmes évidés. Ils y sont tous passés, du clin d’œil furtif aux pornos perchés des tabac-presses, jusqu’à la palpation omni-préssante sur elle même, approchant la caresse et la tenue, qu’importe le contenu direct, pourvu qu’il la détienne. La réaliser, l’encastrer, la faire baiser, la capturer, la recapturer… comme une blague à part en plein cirque, mais sans faïence ni sur l’ébène de délice. Pleure obscurcine, le bleu de la nuit te va si bien. Puisse le noir des écrans te combler et dans la jouissance t’aplatir, à grand renfort de mécaniques ronflantes et éprouvées. Le sable qui t’effrite n’altère en rien ta puissance,


Dévaste les!


Plains toi ou joues en, l’esprit qui souffle à tes cuisses ne t’indique pas le chemin du sommet.
Rapidement tu inquiète la horde comme tu la fait bander. Les plus primaires tomberont sous les salves de leur brutalité, les plus hésitants pleureront de ne t’avoir effleuré.
En regardant, éperdument, j’étais sur le champ des batailles qu’on ne peut contourner, entre le carnage et l’éternité, coincé entre le porc et le gentleman, toujours du mauvais côté de la tranchée, en regardant partir les taxis de la marne, et leurs déesses qui s’amassent à la verrière, me saluent de loin et me désespèrent.

Sam Lebrave

Image: Adèle, vous savez laquelle, dans « éperdument »

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