A l’appel de la Banshee, tu cèdes,
Tragique poétesse, nimbée de lumière,
Égaré sur les chemins de traverse,
Au cri de la Banshee, tes cheveux se dressent.

A l’appel de la Banshee, tu ères,
Insaisissable silhouette, auréolée d’éther,
Tes pieds nus au bord de la falaise,
Au cri de la Banshee, ton destin funeste.

A l’appel de la Banshee, tu t’élèves,
Enveloppe singulière, évanescente sphère,
Parée d’éclats de rivière,
Ultime révolte à la gravité funéraire,
Au cri de la Banshee, tu brises l’atmosphère.

Green Fairy

Image: La magie noire, Magritte, 1936

Author Green Fairy

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Join the discussion One Comment

  • Hélène BALLOT dit :

    Autant de mystère que de délicatesse, la Banshee légère mais dont on ne peut ignorer la présence et qui nous interpelle..rêve du jour et songe du petit matin

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