Le son du coffre.

Tout de bois forcément. Tout debout devant moi. Brut, massif, shuuuut! Il parle, il envoute. Qu’y a t-il à l’intérieur? Écoute…

Même s’il est vide, il résonnera, propager dans tous les sens, rebondir, chercher l’âme et la plaque, lyrique impunité.

Le son, le bois… Aller au son comme on va au bois, duel et rafle la croûte, égratigne la pudeur, retire cette robe noire, ce bras qui cache ta beauté, Arrache cette main pour mieux t’emmener.

Déchire la corde et écarte le cœur comme on crée des ponts vers les failles et les plaisirs empruntés.

Le son du coffre, au bonheur communié, on laisse trainer la peau, on le touche, l’éprouvé est sien, est tien, comme la goutte qui rend le mélange parfait, ni trop sucé, ni trop sec, à s’en gaver jusqu’au dégoût.

 

Sam Lebrave

Illustration: Love you any less de Rag n’ Bone Man

Blessure
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