Le son du sombre à côté…

Quand est-ce qu’on ne s’est pas menti? Mis à découvert comme sur un champ de bataille, en cible parfaite, Comme piétiné par un empire industriel et toute sa boucherie de marketing, coupable tout exécuté, jugement épargné. Voudrais-je me cacher? Pour médire? Éructer? Faiblir de galanterie sur le parvis du musée avec une bannière ensanglantée en guise de délice, le velours sous le pavé. Déconstruire pour jouir de l’impunité, un burin en guise de pinceau, jette la boue sur le tableau et mime l’artiste qui a trop vu de près tes peaux, tes maux de pain, tes graines de folies et tes accrocs de sourires causée par la faim de vivre. Pauvre âme perdue en plein chemin des dames, avec front de toute part, et un sentier à pleurer, délier. Soustraire? Passer à côté? Nier le trafic et dans l’arène pavaner? La vérité dépasse d’une canine sous le soleil de plomb. Pas besoin d’arme pour ramper sur les rosiers acides et les revers griffés, les portes d’épines et les cadavres aux os acérés. Je me râpe du mordant et y prends gout, une respiration de la chair, et serre le lambeau d’abime qui m’entoure.

 

Sam Lebrave

 

Image tirée de l’album Simulation Theory de Muse, Texte inspiré par l’écoute de la chanson « Dark side » du même album

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