A mes sœurs,

La formation.

Lâchez-les! à leur dire sans cesse qu’ils ne sont pas assez prêts, pas assez formés, pas assez bons, pas assez efficaces, pas assez…

Comme les interdire de vivre alors que volontiers vous les piétinez. Jetez l’eau du bain salie de vos mains, ce ne sont plus des bébés. Pas de compétence requise pour en chier, pour aigrir et plier. Ce rappel, un retour à la case départ à perpétuité de cette génération marginalisée, comme un défaut de votre fabrique, vos jouets. Pas besoin de dés pour dégager les pions, façonne les pense-bête et œuvrer.  Fossoyeurs de confiance, créditeurs de mal-être, contemplez votre victoire, vous ne matez que des ombres maintenant. A vous haïr, vous faire la gueule, trimer sans sourir et planter chacun des ongles à la moindre occasion. Vous voyez des morts-vivants, alors que nous vous tournons juste le dos. Cet éveil, ce contre-jour, à se cambrer de débrouille, de démerde, de bricolo. Une permaculture du quotidien, on jette les graines ca et là, et laisse les acides sous capot. Goût de cire à bouffer, pas à reluire, loin des reines, près du pavé, notre motte en vérité. Accrocher la peur et ce manteau confortable mais précaire avec le bois et les clous, et placarde l’amour comme on tag un mur de lingot. Un certaine ode à l’effort, l’alter versus l’ego en point de mire. Un luxe à faire valoir, percevoir les slips troués sous costards, de la merde sous le Shalimard, pas envie de t’envier.

Peut être des dieux, sûrement des maîtres, n’en avoir que faire et voir en l’autre un crédo, celui qui te tendra autre chose qu’un avis ou un jugement. Que ceux qui crèvent les écrans ne nous atteignent pas, préférant tisser les liens et arroser le ver à soie.  Se bâtir un cocon gros comme un œuf, notre toit.

 

Sam Lebrave

A part ça, le son, il est où? Beh il est la!

Un triptyque Indochine qui me colle à elles, à un instant de la vie où le temps s’est arrêté. Je l’emmènerai avec moi au dernier moment, comme un son qui suivrait leur image, insatiable des moments passés, des moments perdus aussi. Une vraie madeleine, un goût de peine sur ce qui a mûri et qui ne reviendra jamais, d’une vie à moitié mangée, mais à moitié à déguster, reste à mettre les bons ingrédients (Patty si tu as d’autres recettes je suis tout ouïe).

Pour ceux qui me poseront la question il s’agit bien d’un triptyque, 4 vidéos, mais 3 chansons, dont « Pink water » qui a deux versions qui se complètent bien, à vous de choisir, je n’ai pu le faire 🙂

L’homme
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