Une grande joie que de croiser la poésie là où l’on ne l’attend pas, dans une voiture, en zappant de stations entre les pubs de pari en ligne et les lyrics de Skyrock…

J’y ai trouvé la poésie des ronces, la poésie qui se lâche, qui assume ce qu’elle laisse entendre, avec des mots qui percutent, et qui réagissent directement avec le peu d’effervescence, la petite émulsion du second souffle qui fait saliver si peu de muqueuses, je préfère croire qu’elle agite les cerveaux plus aptes à sourire en silence.

La poésie s’y retrouve décrite avec tant de justesse, je ne peux que citer:

« Un arme de réponse à ce réel qui nous blesse »

« La poésie c’est aller à l’essentiel, nécessaire et violent. »

« Le plus brut de ce que l’on a en soi »

J’y ai rencontré Jean-Marie Gleize et Cecile Coulon, deux auteurs dont je ne connait rien, je vous l’ai déjà dit je ne lis pas, sauf erreur de parcours. Je les ai entendu parler de poésie, et le charme a agi. Merci à cette émission « La grande table » du 12 Juin 2018, dont le thème traitait de la marchandisation de l’art, la poésie y fut érigée en denier rempart, « dernier lieu possible de tous les communs« , une zone de création, de poussée de ces fameuses ronces. Je vous laisse le lien ci dessous pour (re)découvrir ces mots, les mots, et toujours les mots et leur force (des mots et à fortiori de la poésie) la plus insoupçonnée.

Écouter les écrivains me laisse encore plus l’idée que l’erreur est justement dans l’action de ne pas lire. Quoiqu’il en soit cette vingtaine de minutes aura altéré ma vision de l’écriture, ou de la lecture, ou des deux, un partage, j’ai reçu. Pourrais-je donner? C’est l’avenir qui nous le dira 😉

 

Sam Lebrave

 

Illustration: Place Saint-Sulpice à Paris, où a lieu le Marché de la poésie Crédits : Raphael GAILLARDE/Gamma-RaphoGetty

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