Je me souviens de ce jour de 2003, où je suis né, un énième soupire, une première fois qui me fut offerte, ce ne fut pas la dernière. Chaque bougie est une chance d’avoir vu venir au monde une pépite brute, une sueur permise, une brique que je garde en mon coffre, et qui ne s’est jamais fendue à l’édifice. Comme rien n’arrive vraiment par hasard à mesure que les lunes médisent, et que les videurs méditent, une mémoire persiste et se rejoue là, à ta vue, un grappin, à ton écoute, un festin, aussi une cage qui m’entoure et m’abrite. Je me retrouve perché au dernier étage, un peu désorienté par ce qui m’est offert, vide et lumière qui se concentre en un éphémère urbain, envie de parterre, quand on y pense on touche, on se rêve. On se focalise sur ce qui brille sans mettre de distance, aussi céleste soient-elles, loin des lueurs amères du moi qui se déchaine. Merci petite de me tenir debout, de lui avoir parlé, d’avoir bu à son eau et de ne pas t’être saccagée.

« Nothing’s gonna hurt you baby »…

Je ne m’acquitte pas d’un fardeau en me trainant là, car ce phare blanc me suit dans le sombre, et jamais ne rompt à la tentation de me  faire correspondre à cette peau qui m’attise, qualitativement extraite et quantitativement proscrite. Cela coûte, évidemment, comme le meilleur des cocktails, ou comme le pire des poisons que l’on siffle d’un trait sans aucune naïveté. Un état d’assumé pitre, conjuré mitre sur la calotte d’un imbécile, et qui ne reflète aucun mérite.

L’heure où le vieux se tape sur l’épaule arrive, et l’âme transforme chaque épisode en séance de chiropraxie. Ça distend les nerfs, étourdit les rancœurs et écarte les viscères. Pour le plus grand bien ça s’ébruite, du soulagement dans les os, sur l’altéré parchemin je tamponne, tes initiales je grave ici.

A la vie!

 

Sam Lebrave

 

Un sublime montage de « I’m a cyborg but that’s okay » qui fait se fusionner deux de mes mémoires, ces instants de vie précis, pour en créer un autre au moins aussi superbe…

PS: n’ayez pas peur du petit fantôme qui apparaît à la fin de la vidéo, c’est l’icone de la chaine youtube du fameux « I’m a cyborg but that’s okay »

…bon j’avoue je me suis fait avoir j’ai flippé 😉