Un coup de lame dans le ventre. C’est de cela qu’il s’agit.
De prime abord on ne sent rien. Peut être une pensée subtile qui nous suggère qu’il ne s’est rien passé. Mais très vite le corps ne sait plus gérer. Les tissus laissent s’écouler un fluide brun, pas si rouge étonnamment. Une odeur de fer. Qui rappelle le goût de cette langue mordue quelques années auparavant. Tous les mécanismes de survie jusque là au repos se réveillent. Les nerfs jouent leur rôle. Le cerveau accepte sans avoir le choix. Une douleur étrange. Pas si intense. C’est un problème d’ailleurs. Une douleur qui devrait être bien pire en rapport à la violence de l’agression. Alors l’inconscient s’en mêle. L’orgueil d’être touché. La douleur devient telle qu’elle donne des nausées. Le ventre retourné. Il faudrait s’évanouir pour fuir mais cela ne vient pas. Ce serait trop facile. Le deuxième combat est celui d’affronter cet état.
C’est irréel et pourtant je dois me faire une raison.
Elle m’a quitté.
Jimbo

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  • Romain dit :

    Et malheureusement, des blessures pareilles laissent toujours des cicatrices… quand elles daignent se refermer. Mais un corps sans stigmates ou cicatrices a-t-il seulement vécu?
    Tâchons de ne pas ressembler à de vieux pirates recousus de partout sur nos vieux jours.

    • Quitte à être vieux un jour, autant être un pirate justement!
      Un vrai, qui serait allé jusqu’à la jambe de bois! (C’est dire s’il serait allé loin, bien qu’en boitant on y aille souvent moins vite…)
      Un qui aurait planqué ses trésors sous un arbre tordu! (trois vieux fûts de rhum, et la ceinture d’une fille bien; deux pièces tordues et le bandeau d’un aïeul; une boucle d’oreille et la première voile de son premier bateau).
      Un qui, avec ses blessures, aurait perdu bien des batailles pour gagner son histoire.

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